Quelques Grandes Oeuvres

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Quelques Grandes Oeuvres

L’amour du graff

 

Au départ, c’est au cœur du monde de la rue que Maori Overstreet exprime sa créativité.

 

Très vite, elle s’impose dans cet univers masculin.

 

Formée entre autres par Pesca (crew 2AC), un street artist qui l’aide à libérer son imaginaire et à trouver sa propre signature.

 

C’est là que Nathalie s’affranchit de chaînes invisibles qui ont pu bloquer son inspiration et qu’elle réalise des œuvres qui lui ressemblent, des peintures qui mêlent la technique contemporaine de l’aérosol et du street-art en général avec des écoles plus classiques telles que le cubisme et l’impressionnisme.

 

Jamais académique, Maori Overstreet bouscule les codes pour créer les siens, donnant ses lettres de noblesse à un style qui s’adresse à tous. Pour cela, elle s’est entourée d’artistes comme Benjamin Photographe (studio Café Crème) qui a su lui insuffler encore plus d’énergie créatrice.

Elle réussit également à intégrer l’art de la rue à l’intérieur des appartements, des maisons, des lofts, des espaces éphémères aussi, habillant les murs intérieurs d’une habitation pour en faire un espace totalement unique à la façon d’une décoratrice.

 

En 2015, Maori Overstreet intègre la Maison des Artistes. Le monde de la création lui ouvre les bras.

 

 

La course du temps

 

Le temps. Voilà un thème cher à Maori Overstreet qui aime parsemer ses œuvres de petits engrenages matérialisant le tic-tac incessant de nos existences.

 

Dans sa récente série intitulée Stella, l’artiste s’inspire encore davantage de l’espace-temps, comme si chacune de nous composions avec une clepsydre interne qui régissait notre quotidien et nos émotions.

 

Stella. Une femme fleur qui se dédouble comme pour mieux relever tous les défis qu’elle s’impose. Une femme inspirée des modèles des années 1950 qui prennent de plus en plus de pouvoir tout en restant glamour, qui s’engagent en dehors de leurs maisons tout en maîtrisant leurs vies de famille.

 

Cela nous rappelle sa série Embruns qui nous entraîne en bord de mer, accompagnés de femmes raffinées aux immenses chapeaux qui admirent l’horizon en y projetant leurs rêves et leurs espoirs.

 

Là encore, Maori Overstreet s’amuse avec les contrastes, notamment entre les lignes cinétiques et géométriques du tableau qui donnent à ses toiles un dynamisme certain, une incroyable impression de mouvement  et les courbes de la femme, toutes en douceur.

 

Si les modèles de l’artiste sont souvent inspirés des années 1920, 1950 ou 1960, c’est parce que ces femmes sont finalement intemporelles et les émotions de celles d’hier sont les mêmes que celles d’aujourd’hui et certainement de demain…